Timbré, mais passionné !

La Vie de Brian, par Brian Bouillon Baker, fils de Joséphine Baker, acteur et écrivain

La petite histoire du timbre débute en Angleterre. Le premier timbre voit le jour le 6 Mai 1840, et sera à l’effigie de la Reine Victoria. Le fameux « Black penny » aura un succès phénoménal en six mois et atteindra 72 millions de vignettes vendues à une vitesse grand V. Le timbre, c’est avant tout une histoire d’expression, le témoin graphique de notre patrimoine matinal et international.

Je conserve, pour ma part, un souvenir impérissable de ces petites vignettes collées à la salive d’écolier ou avec une éponge scolaire. Toujours avec application et méticulosité. Je me concentrais sur cet exercice, en découvrant au fil des albums philatéliques, un premier timbre français « Le Ceres Noir », émis pour vingt centimes de l’époque. A l’image de la déesse antique de l’agriculture, de la fécondité et des moissons, mais à disposition de tous les bureaux de poste de l’hexagone dès le 1er Janvier 1849. Tout un symbole de nos passions, de notre patrimoine culturel, politique, historique, un univers magique qui se partage de missives en missives, depuis nos régions jusqu’aux contrées les plus lointaines.

Une multitude de visuels, plus qu’une simple petite pastille collée sur une enveloppe, le timbre reste pour tout un chacun un vrai moyen d’expression délicat. Un objet innovant de communication qui a su s’adapter aux temps prétendument modernes.

De nos jours, à l’ère du virtuel, il reste toujours très présent comme lien d’échange. La magie de la créativité de cet art, l’art de savoir raconter des histoires, non point pour se chercher, mais pour mieux se partager. Il me surprend et m’étonne, encore et toujours.

Nos « Marianne », avec leurs figures emblématiques, évoluent à chaque mandat présidentiel, et ce depuis 1944. Et bientôt une nouvelle Marianne 2023 viendra fleurir nos correspondances diverses. La devise de la Poste reste encore et toujours : Innovation et Création. Ainsi, les Trophées du Timbre 2021 nous laissent apparaître avec surprise cette synergie partagée avec plus de 100.000 votants. Entre janvier et avril dernier, et pour être précis, avec 104 095 votants. Une grande majorité de femmes s’y est distinguée pour mémoire. Et j’ose espérer que les hommes, dont je fais modestement partie seront, à leur tour, plus participatifs lors de la prochaine édition. Une invitation à rejoindre une parité harmonieuse en matière de participation et de réunion…

Selon la formule consacrée les vainqueurs de cette 31ème édition sont :

  • Trophée du plus beau timbre 2021 : attribué à Stéphane Humbert-Basset pour le timbre Charlie Chaplin The Kid 100 ans.
  • Trophée du plus beau carnet de timbres 2021 : attribué à David Benmussa pour le carnet de timbres Le Petit Prince 75 ans. Trophée du Jury Spécial Taille-douce : attribué à Sophie Beaujard pour le bloc Napoléon 1er 1769/1821.
  • Trophée du plus beau Collector de timbres 2021 : attribué à moi-même pour le collector Joséphine Baker, l’Universelle, création Agence huitième jour.

Avec ces Trophées, le Timbre est, et restera toujours, unique, intemporel, sans oublier son illustre et iconique, le fameux « One cent Magenta » de Guyane Britannique, le seul et rare exemplaire vendu à 9,5 millions de dollars le 16/06/2014… Un record absolu.

Ps : au crédit masculin, je souhaite rappeler le rôle des pionniers légendaires de l’aéropostale. A savoir : Jean Mermoz, Antoine de Saint- Exupéry ou Henri Guillaumet. Sans oublier les illustres anonymes qui ont risqué leur vie pour transporter ces milliers de documents estampillés

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